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Le succès de Nature-Action Québec repose sur la force de notre équipe. Plus de 100 professionnels dévoués à la protection de l’environnement qui ont choisi d’œuvrer au sein d’un organisme à but non lucratif, dont ils partagent les valeurs et l’engagement. Chaque année, près de 350 projets environnementaux y sont réalisés.

 

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Bonne journée mondiale des martinets!

En ce 7 juin, nous célébrons la journée mondiale des martinets. Mise sur pied en 2019 par l’association Martinets Sans Frontières, cette journée spéciale a pour but de faire découvrir les 96 espèces de martinets qu’on retrouve sur Terre et d’encourager leur conservation.

 

Au Québec, notre espèce de martinet, soit le Martinet ramoneur, est en déclin et détient le statut d’espèce menacée. Ce petit oiseau noirâtre ressemble à une hirondelle, mais possède une queue courte et des ailes arquées à la manière d’un boomerang. Il passe la majeure partie de son temps en haute altitude dans le ciel chassant les insectes. On le distingue facilement des autres oiseaux par son vol saccadé et le petit cliquetis qu’il émet en volant. À l’origine, le Martinet ramoneur utilisait les gros arbres creux comme sites de nidification. Or, son habitat naturel s’est raréfié avec le déboisement et la disparition des forêts matures. Il a donc adopté les cheminées de maçonnerie des résidences ou des gros édifices (comme des écoles, églises, couvents, usines, etc.) pour se reposer et construire son nid, d’où son nom de « ramoneur ». Son nid, composé de petites brindilles et à peine plus gros qu’un quart de pamplemousse, ne représente aucun risque de dommage ou d’incendie, ni aucun danger pour la santé humaine.

 

On peut apercevoir le Martinet ramoneur dans les villes et villages du Québec à partir du mois de mai jusqu’en août. Chaque couple de martinets revient habituellement à la même cheminée année après année pour y faire son nid. Une fois la saison de reproduction terminée, le martinet amorce sa migration vers ses aires d’hivernage en Amérique du Sud.

 

La population canadienne du Martinet ramoneur a subi un important déclin. En effet, sur une période de près de 50 ans, de 1970 à 2017, elle a chuté de 88 % (Relevé des oiseaux nicheurs). Au cours des dernières années, 24 % des cheminées utilisées par cette espèce en péril ont été détruites ou fermées au Québec (SOS-POP 2021) et il ne resterait guère plus que quelques milliers de couples nicheurs.

 

La survie du Martinet ramoneur dépend, entre autres, de la présence de ces cheminées de maçonnerie et vous pouvez aider concrètement à leur protection! Comment?

 

  • Maintenez votre cheminée accessible pour le Martinet ramoneur en évitant de poser des chapeaux ou des grillages;
  • Si l’installation d’une gaine est inévitable, envisagez l’installation d’une gaine non métallique (en argile), suffisamment large en son ouverture et conforme aux normes de rénovation des cheminées;
  • Si vous installez une gaine métallique (liner) à l’intérieur de la cheminée, placez une grille sur l’entrée du haut afin d’éviter que les oiseaux entrent et restent piégés;
  • Ramonez votre cheminée entre le 1er septembre et le 1er mai de l’année suivante;
  • Conservez les arbres morts ou moribonds de grande taille sur votre propriété;
  • Limitez l’utilisation d’insecticides qui réduisent l’abondance et modifient la composition des proies de cet insectivore aérien;
  • Finalement, informez-vous et parlez du Martinet ramoneur à votre entourage!

 

Vous voulez vous impliquer davantage? QuébecOiseaux est à la recherche de bénévoles pour effectuer des inventaires de Martinets ramoneurs dans les régions de la Capitale–Nationale, du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches. Ces inventaires consistent à visiter des sites ayant déjà été utilisés par cet oiseau dans le passé afin de vérifier s’ils sont toujours utilisés par les martinets. Si vous souhaitez participer aux inventaires, écrivez à l’adresse martinet@quebecoiseaux.org pour signifier votre intérêt.

 

Nous vous invitons également à visionner et à partager cette capsule vidéo réalisée par QuébecOiseaux!

 

Cet article est signé par Juliette Duranleau, biologiste et chargée de projets chez Nature-Action Québec.