L’Arrondissement de Saint-Léonard a le pouce vert!
Le 6 août dernier, l’Éco-quartier Saint-Léonard, soutenu par Nature-Action Québec et l’arrondissement de Saint-Léonard, en collaboration avec la patrouille verte de l’Éco-quartier et Horizon Carrière, a organisé un événement clôturant l’initiative « Potager par et pour les jeunes de Saint-Léonard ». L’activité a su rassembler des jeunes de l’arrondissement au jardin urbain pédagogique aménagé dans le cadre du projet, le temps d’un après-midi. Pour la petite histoire, en 2023, l’Éco-quartier avait obtenu le feu vert et le financement nécessaires pour créer un jardin urbain pédagogique sur son terrain. Une année plus tard, le projet, conçu comme un outil éducatif, s’avère être un véritable modèle environnemental local et un moyen de renforcer l’engagement communautaire.
Un atelier de sensibilisation et d’éducation environnementale
L’événement, animé par Yacine Ouattara, agente en agriculture urbaine, a débuté par une courte introduction, une ronde de présentations, ainsi qu’une explication plus large de ce que représente le jardinage urbain au quotidien. Alternant explications magistrales et théorie pratique, l’atelier servait à illustrer les motivations derrière l’initiative et les différentes étapes de la création et de l’entretien d’un jardin urbain. Les jeunes ont pu découvrir comment un jardin urbain contribue à réduire les îlots de chaleur, une problématique croissante dans les zones urbaines. Ils ont ensuite pu mettre la main à la pâte, en plantant des semences dans un petit pot qu’ils ont pu ramener à la maison.
« Aujourd’hui, grâce à la tenue de cet événement, nous avons pu sensibiliser les jeunes aux différentes technologies possibles à mettre en place pour favoriser la biodiversité en milieu urbain : l’installation de plates-bandes, de bacs à potager, d’alternatives au gazon, comme le trèfle par exemple. Nous tenions aussi à les sensibiliser aux différentes étapes de création d’un petit jardin, au regroupement de plantes compagnes pour favoriser un meilleur développement des semis, etc. L’environnement, c’est ce qui me passionne et qui guide mes journées. C’était tout naturel pour moi de vouloir transmettre mes connaissances aux jeunes », a souligné Yacine Ouattara, agente en agriculture urbaine.
Lorsqu’interrogée sur son expérience, la jeune Yasmine était très enthousiaste de raconter son après-midi.
« On m’a approchée pour savoir si je voulais participer. J’ai décidé d’y aller par curiosité et j’ai amené ma petite sœur avec moi. Au début, c’était sympa, on a appris comment organiser les bacs de potager. On a planté plusieurs choses : moi des fèves et ma sœur des pois. Ça me donne vraiment envie d’avoir un jardin chez moi », a expliqué Yasmine, participante à l’activité.
Des résultats concluants

Avec son grand projet « Potager par et pour les jeunes de Saint-Léonard », l’Éco-quartier avait pour rôle de sensibiliser les citoyens aux enjeux entourant la biodiversité, en misant sur l’aspect de l’agriculture urbaine. Pour ce faire, il fallait notamment approcher les partenaires, les écoles, les organismes communautaires et les groupes citoyens, afin de proposer des activités pour apprendre à jardiner, pour connaître les bienfaits du jardinage et comment planter des espèces indigènes.
« Le projet en entier a été très intéressant. On a sensibilisé des petits enfants, des jeunes, des adultes et aînés. Ce fût très intergénérationnel. Nous avons rejoint plus de 600 personnes, en touchant différents groupes communautaires dans le cadre de nos activités. Ce qu’on a vu : tout le monde aime pratiquer le jardinage et la plupart souhaitent avoir accès à un jardin! », Gabriela Agostinho, coordonnatrice de programmes, Nature-Action Québec.
L’avenir de la biodiversité entre les mains des jeunes générations
Chaque jour, plusieurs moyens sont mis en place par l’Éco-quartier de Saint-Léonard, afin de donner l’envie aux jeunes de s’impliquer au maintien de la biodiversité en milieu urbain. Pendant que la jeune brigade s’affairait au désherbage, à la plantation et à la récolte de légumes, la patrouille verte, composée de trois étudiantes, était sur place pour favoriser les échanges lors de l’événement.
Agissant durant l’été, les patrouilleuses discutent généralement avec les citoyens, afin de les faire réfléchir aux bonnes pratiques environnementales qu’ils pourraient appliquer à leurs actions du quotidien.
« Si on peut créer un effet domino, c’est parfait. Nous voulons offrir des solutions. Aujourd’hui, il s’agit d’une activité de jardinage pour ceux et celles qui n’ont pas vraiment eu la chance auparavant de vivre une telle expérience. C’est de leur démontrer que ce qui s’apparente à un milieu plutôt défavorable peut donner des résultats insoupçonnés », membre de la patrouille verte.
En conclusion, cet événement clôturant le projet de jardin urbain pédagogique marque non seulement la fin d’une initiative, mais également le début d’un changement de mentalité et de pratiques au sein de la communauté. L’idée du projet global était d’aménager un espace public vacant, proche de la métropolitaine, qui était dépourvu de vie. Maintenant, il y a des oiseaux, des pollinisateurs, et c’est devenu un espace agréable pour profiter de l’extérieur.
Le jardin était une grande partie du projet, mais le plus important était la sensibilisation et l’éducation des jeunes par rapport à l’agriculture urbaine. L’Éco-quartier Saint-Léonard a ainsi réussi à créer un espace de partage et d’apprentissage durable qui saura se répéter dans les foyers. Ce jardin continuera d’être un exemple vivant de l’engagement environnemental et communautaire pour des années à venir!




