Découvrez quatre espèces en péril dans le sud du Québec
Le sud du Québec concentre une biodiversité unique… mais aussi la majorité des espèces en péril de la province. L’urbanisation, la perte d’habitats et les activités humaines fragilisent particulièrement les milieux humides, les plages, les forêts et les prairies, entraînant un déclin rapide de plusieurs espèces.
Portrait-robot de quatre espèces emblématiques dont la présence témoigne encore de la richesse écologique de nos régions méridionales.

La tortue molle à épines
Statut au Canada : En voie de disparition
Statut au Québec : Menacée
La tortue molle à épines est l’une des espèces les plus rares du Québec. Elle occupe exclusivement la Baie Missisquoi et quelques rivières du sud, où elle dépend des rives sablonneuses naturelles pour la nidification. Sa carapace souple et son mode de vie très aquatique la distinguent des autres tortues.
Mais sa population est extrêmement restreinte : l’espèce fait l’objet d’un programme de rétablissement impliquant incubation d’œufs et relâcher de jeunes tortues pour tenter de stabiliser les effectifs.
La tortue molle à épines est menacée par la dégradation des rives, le piétinement, les perturbations humaines et les aménagements riverains.
Pluvier siffleur
Statut au Canada : En voie de disparition
Statut au Québec : Menacée
Petit oiseau des rivages, le pluvier siffleur niche directement sur le sable du fleuve Saint‑Laurent. Ses œufs, déposés à même le sol, sont très exposés au piétinement, aux chiens et aux activités de plage. Sa population demeure critique malgré des efforts de protection ciblés.
Le pluvier siffleur est particulièrement vulnérable au dérangement humain, les activités récréatives, l’érosion des plages, la prédation accrue.
Pipistrelle de l’Est
Statut au Canada : En voie de disparition
Statut au Québec : Menacée
Autrefois répandue dans le sud du Québec, cette petite chauve‑souris connaît un effondrement rapide lié au syndrome du museau blanc, une maladie fongique qui décime les colonies. Cette espèce se retrouve principalement dans les forêts matures, où elle bénéficie d’un environnement stable et propice à sa survie. Elle utilise également les bâtiments anciens ainsi que certains sites spécifiques dédiés à l’hibernation. Cependant, plusieurs de ces gîtes essentiels tendent à disparaître ou subissent une dégradation progressive, compromettant ainsi la pérennité de l’espèce dans son habitat naturel.
La pipistrelle de l’Est est menacée par le syndrome du museau blanc, la réduction des forêts, la disparition des sites d’hibernation et la pollution lumineuse.

Source: iNaturalist
Bourdon à tache rousse
Statut au Canada : En voie de disparition
Statut au Québec : Menacée (en cours de révision)
Autrefois commun dans le sud du Québec, ce bourdon est aujourd’hui l’un des pollinisateurs les plus en péril au pays. Sa disparition rapide fragilise la reproduction de nombreuses plantes indigènes essentielles aux écosystèmes.
Le bourdon est particulièrement menacé par l’utilisation de pesticides, la diminution des fleurs indigènes, les maladies et la fragmentation des habitats.
Propriétaires et citoyen(ne)s : votre rôle est déterminant
Les milieux naturels du sud du Québec se trouvent souvent sur des propriétés privées: rives, friches, boisés, milieux humides. Leur protection est donc essentielle pour la survie de ces espèces.
Nature‑Action Québec accompagne les propriétaires qui souhaitent conserver leurs terrains et participer activement à la protection de la biodiversité. Contactez-nous pour avoir plus d’informations.
Ensemble, nous pouvons préserver ces espèces avant qu’il ne soit trop tard, un milieu naturel à la fois.
Quebec.ca:
