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Infos pratiques

Agir pour maximiser la biodiversité en milieu agricole

Certaines régions du Québec ont un fort potentiel agricole. Les terres les plus fertiles se trouvent principalement dans le sud du Québec, où le climat est aussi le plus propice aux cultures. Le Centre-du-Québec (93 %), la Montérégie (86 %), l’Estrie (69 %) et Chaudière-Appalaches (67 %) sont les régions du Québec avec les plus grandes superficies agricoles. Malgré tout, seulement 2 % du territoire québécois est exploité pour l’agriculture (source : UPA). Ainsi, les terres fertiles sont souvent exploitées au maximum de leur capacité, ce qui crée dans plusieurs cas un risque pour l’équilibre de la biodiversité de ces milieux. En effet, ces terres fertiles ont un fort potentiel agricole, mais sont aussi des milieux propices aux habitats fauniques et floristiques.

 

Présentement, la superficie des terres est maximisée et chaque parcelle est exploitée. Ainsi, dans bien des cas les espaces naturels sont entièrement fauchés, il y a peu de place pour des zones de friche et les cours d’eau qui sillonnaient le terrain se voient linéarisés afin de créer des terres carrées et donc plus simples à exploiter (ex. faciliter le passage de la machinerie, qui est d’ailleurs de plus en plus imposante).

 

Des conséquences environnementales de ces pratiques sont la diminution des bandes riveraines qui filtrent les polluants, la perte d’habitat pour les espèces et donc la perte de diversité des espèces en milieu agricole. On perd aussi inévitablement des services écologiques rendus par cette biodiversité.

Un travail de collaboration avec les propriétaires agricoles

Face à cette problématique, l’équipe Restauration de Nature-Action Québec offre une expertise et un service-conseil en planification, en conception et en réalisation d’aménagements agroenvironnementaux visant l’augmentation de la biodiversité dans les milieux agricoles du sud du Québec.

 

Le but n’étant pas de réprimander les mauvaises pratiques, nous travaillons plutôt de pair avec les agriculteurs et agricultrices afin de les sensibiliser et, lorsque possible, de passer à l’action. Nous avons développé une expertise permettant d’allier la protection et la conservation de la biodiversité en conciliant les attentes des propriétaires, les bénéfices pour l’environnement de même que le respect des activités agricoles et économiques. Une approche personnalisée est effectuée auprès de chaque producteur ou productrice.

 

Des secteurs d’intervention où il est important d’agir sont ciblés, puis les équipes de NAQ travaillent avec plusieurs personnes du secteur (agronomes, MRC, organisme de bassin versant, UPA, agriculteurs et agricultrices) afin de les mobiliser.

Actions possibles pour favoriser la biodiversité en milieu agricole :
  • Création d’îlots boisés ou arbustifs dans un coin de champ : choix des essences indigènes avec le/la producteur(trice) (conifères, feuillus, arbustifs)
  • Élargissement des bandes riveraines
  • Aménagement de haies brise-vent
  • Installation de perchoirs pour rapaces, nichoirs pour oiseaux champêtres et dortoirs à chauves-souris
  • Etc.
Interventions dans le bassin versant de la rivière Delisle

Depuis 2016, NAQ est présent dans les secteurs de Saint-Polycarpe, Saint-Clet, Sainte-Justine-de-Newton et Saint-Télésphore, en Montérégie-Ouest, afin de rétablir la biodiversité en milieu agricole. Après des efforts de mobilisation, nos équipes, en partenariat avec les acteurs du milieu agricole de la région, ont mis la main à la pâte. Ainsi, 17 entreprises agricoles au total ont réalisé des actions. Des aménagements y sont effectués chaque année depuis 2017, pour plus de 15 km de plantations, la création de 21 îlots boisés et la mise en place de 25 structures fauniques.

Photo d'un champ

Ce projet est rendu possible grâce au soutien et à la collaboration de partenaires tels que la MRC de Vaudreuil-Soulanges, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), Environnement et Changement climatique Canada et de la Fondation de la faune du Québec.

Nous remercions le gouvernement du Québec pour son soutien financier de 500 000 $, octroyé à Conservation de la nature Canada (CNC) et ses partenaires dans le cadre de la 15e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CdP-15). Cette somme servira à soutenir les actions de CNC en marge de la CdP-15.

 

Cet article est réalisé dans le cadre de la Journée « Accélération de la biodiversité dans le sud du Québec », un événement organisé en marge de la COP15 mettant de l’avant l’importance des partenariats entre les organismes de conservation et les instances municipales pour la préservation de la biodiversité.



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